Les grands photographes – épisode 2 : Sabine Weiss

Voici l’épisode 2 de notre une série d’articles sur les grands photographes de l’histoire. A l’honneur, Sabine Weiss qui a disparu à l’âge de 97 ans en décembre 2021.

Qui était Sabine Weiss ?

Sabine Weiss (1924-2021) est un photographe française d’origine Suisse (elle a été naturalisée en 1995). Elle était l’épouse de Hugh Weiss, un peintre américain. Elle était la dernière représentante du mouvement humaniste en photographie, dont faisaient également partie Robert Doisneau et Willy Ronis.

Sa vocation naît à l’âge de 11 ans, où elle acquière son 1er appareil photo avec son argent de poche. Elle se forme au studio de Paul Boissonnas, à Genève, de 1942 à 1946. Son diplôme en poche, elle déménage à Paris, et débute comme assistante sans la mode auprès de Willy Maywald. Elle a principalement vécu de photographies de mode et de publicité.  Elle était notamment connue pour ses photos de mode publiées dans Vogue. Elle est cependant devenue célèbre pour son travail personnel, où transparaissait sa personnalité à la fois espiègle et rigoureuse : des photos prises dans la rue, « à la sauvette » selon ses mots.

Il y a quelques années, elle s’émerveillait de la révolution numérique : « C’est formidable, ça fait de la netteté, le temps de pose, les objectifs sont merveilleux. »

Sa sensibilité

Dans son oeuvre personnelle, Sabine Weiss a immortalisé la vie simple des gens. En 2018, elle expliquait à propos de son œuvre : « Ce qui m’intéresse vraiment, ce qui me touche, c’est un petit vieux qui vient chercher sa petite vieille, une image où on sent la confiance. C’est la sensibilité : on voit l’indécision de l’un ou la joie de l’autre. C’est la seule chose qui me plaît vraiment ». Elle disait aussi qu’une bonne photo « doit toucher, être bien composée et dépouillée. La sensibilité des personnes doit sauter aux yeux ». Elle a été pionnière des photos d’après-guerre. Elle regardait les laissés pour compte, ceux auxquels personne ne prête attention dans un monde en pleine mutation. Ses photographies de mendiants, de clochards, de balayeurs, d’enfants pauvres, de roms, à la fois tendres et sans fard, font désormais partie de notre patrimoine du regard.

Sa renommée

Elle a été exposée aux États-Unis dès les années 1950. Son œuvre a été présentée dans près de 160 expositions en France et à travers le monde. Elle avait fait l’objet en 2018 d’une exposition intitulée « Les villes, les rues, l’autre » au Centre Pompidou.

Elle a été décorée Officier de la Légion d’honneur, Officier des Arts et des Lettres (1999), et a obtenu le prix Women in Motion pour la photographie (2020).

Quelques images

L'homme qui court, Paris

L’homme qui court (1953) – @Sabine Weiss

mendiant tolede espagne sabine weiss

Mendiant (1950) – @Sabine Weiss

New York, États-Unis, 1955.

New York (1955) – @Sabine Weiss

Regard Profond (1985) – @Sabine Weiss

La petite Egyptienne.

La Petite Egyptienne (1983) – @Sabine Weiss

En voir plus : https://sabineweissphotographe.com/

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